Circorythm’oh

Circorythmoh

Deux personnages clownesques à l’identité assez énigmatique évoluant dans un univers parfaitement imaginaire se nouent, se délacent, s’unissent et s’opposent en vrais chat et souris, à travers une surenchère de manipulations d’objets parfois totalement insolites aux aussi.

L’espace-temps est tout aussi flou : sont-ils deux fantômes reclus dans les dédales d’un manoir abandonné, un couple farfouillant dans le grenier d’un antiquaire un peu fou, deux enfants s’inventant de mystérieuses histoires ou peuplant d’étranges souvenirs ? Tout cela et plus encore. A chaque spectateur d’y projeter ses paysages intérieurs, ses grilles de lecture du monde, ses codes peut-être secrets …

Burlesques, attendrissants et fragiles dans leur silence et leurs maladresses en cascade, les personnages se prolongent dans le decorum, commun à première vue mais surréaliste dans l’exploitation qui en est proposée.

Tableau après tableau, ils alternent jonglerie d’éventails ou de parapluies, jeu, mouvements, body percussions, tandis que les traditionnelles boleadoras argentines ajoutent un zeste de sensation forte à l’ensemble et que les pieds s’en mêlent parfois sans pourtant jamais s’emmêler.

La musique, originale dans les deux sens du terme, parfois préenregistrée pour favoriser la fluidité du spectacle, et considérée comme un personnage à part entière par le graphisme et la disposition scénique des instruments, est omniprésente. Surtout de cordes parée, glissant sur les cordes magiques du violon, elle rêve aussi sur les lancinantes mélodies de l’accordéon. 

 

Distribution

Créateurs et interprètes – Mise en scène  Isabelle du Bois, Kevin Troussart 
Composition musicale  Kévin Troussart